Maroc : carton plein pour les artistes africains au Festival de Fès des musiques sacrées

La 25e édition du Festival de Fès des musiques sacrées du monde se déroule du 14 au 22 juin sous le thème « Fès, à la confluence des cultures ». Un événement visant à faire rayonner le continent africain.

À Fès, la place de Bab Al Makina s’est mise sur son 31, ce jeudi 20 juin, pour accueillir le Sénégalais Youssou N’Dour, à la fois artiste, homme engagé et acteur politique dans son pays. Durant plus de deux heures de show, le « petit prince de Dakar » a fait danser le public tout en prônant les valeurs de tolérance et d’ouverture, maîtres mots du Festival de Fès des musiques sacrées du monde.

Pour cette 25e édition, la capitale culturelle et spirituelle du Maroc a fait peau neuve pour célébrer cet événement dont la thématique s’intitule « Fès à la confluence des cultures ». Du 14 au 22 juin, une centaine d’artistes se succèdent sur sept sites de la vieille ville afin de contribuer au dialogue des civilisations. « Un festival de cette importance doit être innovant et aborder la création comme un véritable langage des musiques traditionnelles. Chacune d’entre elles raconte son histoire, imprégnée d’un héritage que ce spectacle éclaire et transmet », résument les organisateurs de ce festival d’envergure internationale. Ces histoires, un grand nombre d’artistes de cette programmation éclectique les puisent dans leurs origines africaines.

« J’ai l’Afrique dans les veines »

« J’ai quitté le Cameroun, mais le Cameroun ne m’a jamais quitté », raconte à Jeune Afrique Marc Alexandre Oho Bambe. À la fois poète et slameur, celui que l’on surnomme « Capitaine Alexandre », en hommage au résistant René Char, explique qu’il garde des liens particulièrement étroits avec le continent. « J’ai l’Afrique dans les veines, l’Afrique dans les gênes, c’est une histoire d’ADN, et tant pis si ça gêne (…) J’aime l’Afrique, je l’ai en moi », peut-on lire dans son recueil de textes intitulé « Afrique diasporas négritude » (ADN), sorti en 2009.

Si, comme Youssou N’Dour, cet amoureux des mots fait partie des têtes d’affiche du festival, au même titre que le musicien malien Ballake Sissoko, d’autres groupes comme l’ensemble soufi des femmes du Sénégal, sont eux aussi de la partie. Venues directement du pays de la Teranga, ces dernières ont mêlé leur voix et leurs instruments lors de la soirée d’inauguration pour honorer la confrérie Tijanniya.

Originaire du Moyen Atlas, la chanteuse Chérifa Kersit a également livré une prestation inédite aux côtés de la Serbe Svetlana Spajic dans un cadre intimiste à Dar Adiyel, célèbre bâtisse fassie du XVIIe siècle. Une rencontre entre deux figures iconiques de la transmission du patrimoine vocal, symbole de la diversité culturelle prônée cette année par le festival. 

 

Une pensée sur “Maroc : carton plein pour les artistes africains au Festival de Fès des musiques sacrées

  • mai 27, 2019 à 1:00
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